Le 10 mai 2024, l'Université Pédagogique Nationale (UPN) a vibré au rythme de la protection de la faune. Le Centre de Recherches Interdisciplinaires en Droit de l'Environnement (CRIDE) a eu l'honneur d'accueillir, au sein du campus, une conférence d'envergure organisée avec l'appui de l'activité FABS (Forest and Biodiversity Support), financée par l'USAID. Placée sous le thème évocateur « Pangolins et écailles sous protection », cette journée a permis de braquer les projecteurs sur l'une des crises environnementales les plus critiques en République Démocratique du Congo : le trafic illicite et le braconnage.
Un constat alarmant, une urgence d'agir
La criminalité faunique ne se contente pas de décimer nos espèces emblématiques comme les gorilles ou les éléphants ; elle fragilise tout l'écosystème du Bassin du Congo et menace le bien-être humain. En tant qu'organe stratégique de l'USAID, FABS travaille sans relâche pour atténuer ces menaces en appuyant des stratégies de conservation efficaces. L'objectif de cette conférence était clair : confronter les points de vue entre experts, magistrats, acteurs de la société civile et innovateurs technologiques pour renforcer la chaîne de lutte contre ce fléau.
Le CRIDE, au cœur du dialogue scientifique
Le CRIDE a activement participé à cette journée, confirmant son rôle de trait d'union entre la recherche académique et l'action de terrain :
- Un débat pluridisciplinaire : Des panélistes de haut niveau, incluant des représentants de l'ICCN, de JURISTRALE et des experts juridiques, ont analysé les défis, les succès et les opportunités d'apprentissage dans la protection de la biodiversité ;
- L'innovation technologique : Un moment fort a été consacré à l'apport des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) dans la surveillance des aires protégées et la lutte contre le braconnage, avec la participation d'acteurs du numérique comme Kinshasa Digital Academy et Vodacom ;
- Échanges croisés : Cette rencontre a permis de consolider les liens entre les institutions académiques, le secteur privé et les organismes de protection, pour une réponse plus coordonnée face au trafic des espèces sauvages.
Un engagement pour la pérennité
En hébergeant ces échanges, le CRIDE réaffirme sa mission : celle d'un centre de recherche tourné vers l'action. La réussite de cette conférence témoigne de la vitalité de la communauté scientifique congolaise face aux urgences climatiques et environnementales.
« La protection de nos espèces ne peut être l'affaire d'un seul acteur », souligne-t-on du côté du CRIDE. En rassemblant les forces vives de la nation autour de la cause des espèces en danger, cette journée a prouvé que, du droit à la technologie, les leviers existent pour inverser la tendance.

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